Le Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures

Le Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures (CPTC) réunit des chercheurs de quatre disciplines : littérature française, littérature comparée, linguistique française et sciences de l’Antiquité.

Son projet scientifique fonde sa cohérence sur les notions de textes, discours, représentations, concepts, cultures, considérés tant dans leurs dimensions critique, stylistique que selon les corrélations sociales, symboliques, culturelles, qui peuvent déterminer une partie de leur sens.

 

Le centre travaille sur trois axes de recherches :

  • L'écriture de l'histoire littéraire : questions de point de vue
  • GReLiSC (linguistique et textes ; linguistique théorique et linguistique descriptive)
  • Littératures, arts majeurs, arts mineurs

 

A vos agendas !

Le nouveau séminaire de Littérature du CPTC, animé par Guillaume BRIDET et Stéphanie GENAND, interroge les relations entre littérature et émancipation : Qu'en est-il de l'émancipation aujourd'hui ? Quelles figures de l'écrivain émancipateur ? Qu'est-ce qu'une littérature émancipatrice ? Que serait un discours critique émancipateur ?
Rendez-vous les jeudis de 14h à 17h en salle des conseils de la MSH.

PROGRAMME 2021

 

 

 

 

Cette année, les séances du séminaire linguistique sont enregistrées

si vous désirez les (ré)écouter c'est ici !

 

 À la Une !

 

Le numéro 3 de la revue en ligne Signifiances (Signifying) intitulé "Symbolisme phonétique et transmodalité" est paru. Il rassemble 9 contributions, dont 4 provenant de membres de CPTC, initialement présentées au colloque Sound symbolism and crossmodal correspondences, que nous avons coorganisé à la Sorbonne en  2017.

Tous les textes sont en libre accès et sont directement téléchargeables via le lien suivant :

Signifiances (Signifying)

 

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 Pif le chien

Colloque organisé par Henri Garric (Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures (CPTC), uB) et Jean Vigreux (CGC UMR CNRS uB 7366), en partenariat avec la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon.

les vidéos des interventions du colloque sont en ligne sur le site de canal-u, ici.

 

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INTERVIEW ■ Langue de bois ou langue de coton : quelles sont ces langues que manient si bien nos dirigeants ? Dominer les mots, manipuler les massesDominer les mots, manipuler les masses

Journal du centre. 9 décembre 2019. Interview de Samir Bajrić par Fanny Delaire

 

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France Culture

Guido Crepax,l'aristocrate italien de la bande dessinée érotique

Tewfik Hakem s'entretient avec l’historien et théoricien de la bande dessinée,Thierry Groensteen et l'universitaire, Irène Le Roy Ladurie (doctorante au CPTC), à l'occasion de l'exposition consacrée à l'auteur de bande dessinée italien Guido Crepax (1933-2003), à la Galerie Martel, à Paris - jusqu’au 7 décembre 2019. Retour sur l'oeuvre du maestro du dessin érotique, créateur du personnage de Valentina, très emblématique des années 60.

https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/guido-crepax-laristocrate-italien-de-la-bande-dessinee

 

Experimentarium au Centre des Sciences du Goût de Dijon

 

Affiche EXPE Nov19 Horiz web


Rencontrez les chercheurs !
Dimanche 17 novembre – 14h-18h
Événement semestriel, la journée « Grand-Public » de l’Experimentarium aura lieu
dimanche 17 novembre au Centre des Sciences du Goût de Dijon.

Cet après-midi est l’occasion de découvrir huit jeunes chercheurs provenant d’horizons très divers

Elles sont biologistes, littéraire, psychologue ; ils sont géographe, mathématicien,
historien : ces jeunes chercheurs sortent de leur laboratoire pour partager leurs
investigations dans un cadre détendu, bien loin d’une image froide de la Science
académique ! Des ateliers ou mini-conférences s’enchaînent tout l’après-midi
permettant à tout un chacun de discuter avec les acteurs des sciences en train de se faire.
Thibaut expose ses cartes du futur de Dijon, Sarah raconte son « enquête intestinale »,
Julien nous emmène au 19e s., Quentin invite à jouer avec des objets mathématiques qui
dépassent l’imagination, Tiffany fait le point sur ses expériences de « vies communes »
chez les bactéries, Laurie questionne l’apprentissage avec le numérique, Alena nous
plonge dans l’histoire d’un roman d’amour et enfin Aline, qui revient des États-Unis,
raconte son expérience de recherche.
Avec 20 autres chercheurs, ils ont rencontré des centaines d’élèves depuis début
novembre. Ils terminent leurs insolites rencontres avec cet événement grand public à
chaque fois inédit puisque le public ne rencontre jamais la même série de chercheurs !
L’Experimentarium est un programme inventé à l’Université de Bourgogne, en 2001.
Depuis, il se développe dans plusieurs régions de France et à l’étranger. Il s’appuie sur
une formation des chercheurs à l’ « art de la rencontre » avec différents publics.

Dimanche 17 novembre 2019
Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation
9e bd Jeanne-d’Arc – 21000 DIJON
Tram CHU-Hôpitaux
Entrée libre et gratuite
À partir de 10 ans


Alena Kotsmidova

Programme Complet

 

 

Parution : Qui est le chevalier noir ? Batman à travers les âges - Siegfried Würtz (doctorant au CPTC) chez Third Editions.

 

Le colloque Pif le chien sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté

Un colloque international sur Pif le chien à Dijon. Le sujet d'étude peut intriguer, mais le propos est très sérieux. Des universitaires de Dijon, Besançon et ailleurs ont échangé sur le sujet pendant deux jours, les 8 et 9 octobre 2019.

Ces journées étaient l'aboutissement d'un travail débuté par la numérisation de près de 7 000 strips de Pif le chien parus entre 1948 et 1968 dans L'Humanité.

L'un des aspects dont les chercheurs se sont emparés est le lien entre Pif et l'univers communiste. En raison de sa présence dans le journal du PCF (parti communiste français), on peut imaginer que Pif revêt forcément un caractère politique. En réalité ce n'est pas si évident, selon les travaux des chercheurs qui ont patiemment analysé les strips.

"Il y a des moments où ça passe au premier plan et où c'est explicite. Mais si on regarde les plus de 6 000 petites bandes dessinées, il y a peut-être une vingtaine de moments où la politique est exposée de façon directe. C'est vraiment assez peu", indique Henri Garric, professeur de littérature comparée à l'université de Bourgogne.

Le premier strip de Pif, paru en 1948 dans L'Humanité.Le premier strip de Pif, paru en 1948 dans L'Humanité.

"Pour le reste, en fait ça concerne la vie quotidienne. Donc, il y a une orientation en fonction d'une vision de ce que doit être la famille, ce que doit être la vie quotidienne. Mais dans l'ensemble, ce sont essentiellement des petites plaisanteries quotidiennes. Sans un regard un peu aiguisé, on ne l'identifierait pas immédiatement comme communiste par exemple", ajoute-t-il.

Construire une morale pour les enfants

"Dans le discours politique, on retrouve des figures imposées de la Guerre Froide, c'est-à-dire l'anti-américanisme, complète Jean Vigreux, professeur d'histoire contemporaine et directeur de la Maison des sciences de l'Homme de l'université de Bourgogne. Dans Pif, on aura des choses anti-américaines très fortes. On défend le vin français contre le Coca-Cola par exemple. Mais en revanche, on ne trouve pas de valorisation de l'Est, des pays de l'Est et de l'Union soviétique. La seule référence, c'est un petit dessin de Spoutnik en 1958 et c'est tout."
Un strip de 1951.
"Ce sont des bandes dessinées qui étaient comprises dans un système d'encadrement de la société communiste globale, où il y avait des revues destinées aux femmes, des revues destinées aux jeunes, aux enfants, détaille Henri Garric, le professeur de littérature comparée.

Il y a un formatage idéologique qui est plus indirect, si on veut. Sur la représentation de la famille, du cercle familial tel qu'il doit fonctionner, sur l'éloge d'un certain rapport à la petite propriété, une moralisation contre le vol, contre des comportements déviants.

De ce point de vue là, oui il y a quelque chose d'idéologique, mais pas de la façon dont on l'attendrait en disant 'c'est communiste, c'est idéologique'. En fait, il y a une façon de construire une morale pour les enfants, qui est sans doute assez partagée par ailleurs."

Un témoin de l'évolution de la société

Les vingt ans de Pif analysés par les chercheurs permettent aussi d'observer l'évolution de la société. "On y voit dans les années 1960 tous les enjeux de la modernisation : les voitures, le tourisme de masse, la télévision, expose Jean Vigreux. On voit bien cette évolution, tout en gardant aussi des fondamentaux de la famille, du pavillonnaire, l'accès à la petite propriété.

De ce point de vue là, Pif répond aussi au discours communiste de l'époque loin de la vision qu'on a de la collectivisation, de la socialisation. En France, on est sur une logique de la défense de la petite propriété, qui vient d'un héritage de la Révolution française, des démocrates-socialistes de 1849, et de l'histoire politique des gauches françaises attachées à la propriété. C'est un des paradoxes."


Le ravitaillement est aussi fortement présent. Arnal [l'auteur de Pif] a souffert dans les camps. On voit la reconstruction, les problèmes de ravitaillement, de logement Bref, les grandes questions de société de 1948 à 1968 sont présentes. Parfois avec une lecture politique explicite, parfois pas du tout, ajoute le professeur d'histoire contemporaine.

Pif à Dijon lors du passage du Tour de France.


Bien d'autres aspects de Pif le chien ont été étudiés par les chercheurs. Comme par exemple la présence du sport dans les cases. L'ensemble des travaux présentés lors du colloque feront bientôt l'objet d'une restitution détaillée.

 

  • Le numéro 7 de la Revue d'Études Culturelles est paru !

Aux frontières de l'humain : esclavage et monstruosité

sous la direction de Cécile Gauthier et Flora Valadié

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Esclaves et monstres, tous deux refoulés à la marge de l’humanité, génèrent des imaginaires qui, sans se superposer, ne cessent pourtant de se croiser : trop excessif pour être nommé, trop
contradictoire pour être saisi et trop immoral pour être montré, le monstre devient l’allégorie même de toute l’« institution particulière », selon l’euphémisme en vogue au XIXe siècle pour
qualifier le type d’esclavage qui a vu le jour en Amérique avec les premières colonies. Le présent volume constate la récurrence de l’image du monstre pour qualifier le système esclavagiste :
le monstre y désigne l’esclave, déshumanisé par le système qui l’opprime, l’esclavagiste rendu monstrueux par la créature à laquelle il a donné naissance, et le système lui-même, défi à la
raison et à la morale, avilissant pour tous. C’est donc à la « fabrique du monstre » inhérente à l’esclavage que s’intéressent les contributions de cet ouvrage : de la vieille Europe aux Etats-Unis
et à la Caraïbe, les articles donnent à voir les représentations littéraires et cinématographiques d’un monstre qui signale les survivances du passé esclavagiste dans les structures raciales
des sociétés contemporaines

 

  • Appel à communications :

  1. Université de Sfax (Tunisie), Le discours et l’imaginaire du corps dans la littérature et les arts : approches intermédiales  les 15-16- 17 avril 2020.
  2. Université de Bourgogne,  Congrès de SEMEN-L (Société d’Etudes Médio- Et Néo-Latines) : Latin et grec au Moyen Age et à la Renaissance  les 10-13 juin 2020.

 

 

  • article SFLG

L’article se propose d’observer les modalités de rapprochement entre la littérature comparée et les études culturelles, disciplines éclectiques dont les proximités épistémologiques permettent finalement d’élargir leurs champs de recherche respectifs en les hybridant. Les points de rencontre entre littérature comparée et études culturelles seront observés dans leurs relations à trois domaines majeurs : transdisciplinarité et canonicité, littérarité et approche culturaliste et, enfin, les questions de réception. La littérature comparée tend à assimiler les studies qui prolifèrent et constituent autant de champs d’expression et d’étude identifiables à des (sous)-cultures en réintroduisant un principe d’organisation dans ce qui peut sembler une dérive et un émiettement communautaristes.

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